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Mode Consentement v2 : ce que votre site doit faire

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Table des matières

Le mode Consentement v2 est un réglage technique qui indique à Google, visiteur par visiteur, si celui-ci a accepté ou refusé les cookies. Si votre site reçoit du trafic de l’Espace Économique Européen et que vous utilisez Google Ads ou Google Analytics, Google demande de l’activer. Sans lui, vos campagnes perdent une partie de leurs données de ciblage et de mesure.

Pour un artisan ou un gérant de PME, l’enjeu est simple : savoir combien d’appels et de demandes de devis viennent réellement de vos annonces. Sans ce signal, Google optimise à l’aveugle et vous payez des clics dont vous ne mesurez plus le résultat.

Ce guide explique ce que c’est, ce que cela change pour vos campagnes, ce que la CNIL exige en France et comment vérifier que tout fonctionne. Chaque terme technique est défini au passage.

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TL;DR

  • Le mode Consentement v2 transmet à Google le choix cookies de chaque visiteur. Il ajoute deux signaux : ad_user_data et ad_personalization.
  • Sans lui, le remarketing, les listes de clients et une partie de l’optimisation de vos enchères sont limités pour les visiteurs qui refusent.
  • Ce n’est pas une case à cocher dans Google Ads : votre bandeau de cookies doit dialoguer correctement avec les balises Google.
  • La CNIL exige que refuser soit aussi simple qu’accepter, et que le visiteur puisse changer d’avis à tout moment.
  • Vérifiez le résultat avec Tag Assistant : beaucoup de sites se croient conformes alors que les signaux ne partent jamais.

Le mode Consentement v2, expliqué sans jargon

Quand un visiteur arrive sur votre site, un bandeau lui demande s’il accepte les cookies. Un cookie est un petit fichier que le site dépose dans le navigateur pour mémoriser des informations : d’où vient la personne, quelle page elle a vue, si elle a rempli un formulaire.

Le mode Consentement est le mécanisme qui permet de communiquer à Google l’état du consentement de vos utilisateurs. Les balises Google (de petits morceaux de code qui mesurent vos visites et vos conversions) adaptent alors leur comportement au choix du visiteur.

Une conversion, ici, c’est l’action qui vous rapporte : un appel, un formulaire de devis envoyé, un clic sur votre numéro de téléphone.

Ce que la v2 ajoute à la v1

La première version gérait deux signaux : ad_storage (stockage de cookies publicitaires) et analytics_storage (stockage de cookies de mesure d’audience). La v2 en ajoute deux, précisés dans l’aide Google Ads :

Signal Ce qu’il indique Pourquoi c’est utile pour vous
ad_storage Cookies publicitaires autorisés ou non Mesurer les clics sur vos annonces
analytics_storage Cookies de mesure d’audience autorisés ou non Comprendre le trafic dans Google Analytics
ad_user_data Envoi des données de l’utilisateur à Google à des fins publicitaires Suivi des conversions, listes de clients
ad_personalization Publicité personnalisée autorisée ou non Remarketing (réafficher vos annonces aux visiteurs)

Les deux derniers sont ceux qui comptent le plus pour la performance de vos campagnes.

Pourquoi cela concerne votre chiffre d’affaires

Si vous êtes couvreur, plombier, électricien, pisciniste ou paysagiste, votre site a un rôle : générer des demandes de devis. Google Ads vous aide à en recevoir plus. Mais l’algorithme n’apprend que si on lui dit quels clics ont abouti à un appel ou à un formulaire.

Selon la documentation Google, sans mise à jour vers la v2, le remarketing, l’usage de données clients et l’optimisation des enchères fondée sur les conversions sont limités, voire désactivés, pour les utilisateurs qui ont refusé les cookies.

Concrètement, vous pouvez constater :

  • des conversions qui disparaissent des rapports alors que le téléphone sonne toujours ;
  • un coût par demande de devis qui semble grimper sans raison ;
  • des audiences de remarketing qui ne se remplissent plus ;
  • des décisions budgétaires prises sur des chiffres faux.

Le dernier point est le plus coûteux. Couper une campagne rentable parce que ses résultats sont mal remontés revient à se priver de chantiers.

Un outil de performance, pas seulement une contrainte

Le mode Consentement ne sert pas qu’à respecter la règle. Lorsqu’un visiteur refuse les cookies, les balises Google peuvent fonctionner en mode dégradé, sans cookies, et Google modélise le comportement des utilisateurs concernés pour compenser une partie des données perdues.

La modélisation consiste à estimer des conversions à partir des tendances observées chez les visiteurs qui ont accepté. Ce n’est pas une mesure exacte, mais c’est bien plus utile qu’un trou dans vos rapports.

Cette logique vaut aussi pour d’autres outils de pilotage : plus vos données de suivi sont propres, plus vous pouvez les exploiter dans des tableaux de bord pour piloter vos résultats. Mais tout part de la qualité du signal de départ.

Mode de base ou mode avancé : lequel choisir ?

Google propose deux manières de mettre en œuvre le mode Consentement : basique ou avancée.

Le mode de base

Les balises Google ne se chargent pas du tout tant que le visiteur n’a pas fait son choix. S’il refuse, aucune donnée n’est envoyée à Google. C’est la solution la plus prudente, mais aussi la plus pauvre en informations.

Le mode avancé

Les balises se chargent dès l’arrivée sur la page, avec le consentement réglé sur « refusé » par défaut. Tant que la personne n’a pas accepté, elles envoient seulement des signaux anonymes, sans cookies. Google s’en sert pour alimenter sa modélisation.

Comparaison des modes basique et avancé

Notre recommandation

Pour la plupart des PME qui font de la publicité sur Google, le mode avancé donne une meilleure modélisation des conversions, à condition d’être bien configuré. Le mode de base reste un choix légitime si votre politique interne ou votre conseil juridique préfère ne rien envoyer avant consentement.

Critère Mode de base Mode avancé
Données envoyées avant le choix Aucune Signaux anonymes sans cookies
Modélisation des conversions Plus limitée Plus complète
Précision du suivi Plus faible Meilleure
Niveau de prudence juridique Maximal À valider avec votre conseil

Le choix se décide avec la personne qui gère votre conformité, pas seulement avec votre prestataire technique.

Ce que la CNIL exige en France

Le mode Consentement est un outil de Google. Il ne vous met pas en règle à lui seul. En France, c’est la CNIL, l’autorité qui contrôle l’usage des données personnelles, qui fixe les règles sur les cookies.

Refuser aussi simplement qu’accepter

La CNIL applique un principe de symétrie. Elle a notamment adressé en mai 2021 des mises en demeure à une vingtaine d’organismes qui ne permettaient pas de refuser les cookies aussi facilement que de les accepter.

L’erreur classique : un gros bouton « Accepter » en première page et un « Tout refuser » caché dans un sous-menu. Cela ne passe pas. Si le refus demande trois clics et l’acceptation un seul, votre bandeau est un risque.

Pouvoir changer d’avis à tout moment

Le visiteur doit pouvoir retirer son consentement aussi simplement qu’il l’a donné. La CNIL précise dans sa FAQ sur les cookies que le dispositif doit rester accessible en permanence, par exemple via un lien « Gérer mes cookies » ou une icône en bas de page.

Continuer à naviguer ne vaut pas accord

La FAQ de la CNIL est claire sur un autre point : la poursuite de la navigation ne vaut pas acceptation. Un bandeau qui considère que le visiteur a accepté parce qu’il a scrollé n’est pas valable.

Informer sur les finalités

La CNIL demande que l’information présente l’ensemble des finalités liées aux traceurs au moment où la personne fait son choix. La CNIL a également publié une recommandation consolidée sur les cookies qui détaille les modalités pratiques de mise en conformité.

Si vous voulez la version centrée sur votre site de chantiers et vos demandes de devis, nous avons détaillé le sujet dans notre article RGPD et cookies : rendre votre site conforme sans perdre vos données de devis. Votre politique de cookies doit aussi rester cohérente avec ce que fait réellement votre bandeau.

Les composants à mettre en place

Le mode Consentement v2 n’est pas un interrupteur. C’est un ensemble de pièces qui doivent fonctionner ensemble.

  1. Un bandeau de cookies compatible. On l’appelle CMP (Consent Management Platform) : l’outil qui affiche le choix au visiteur et enregistre sa réponse. Il doit savoir transmettre les quatre signaux à Google.
  2. Des valeurs par défaut. Avant tout choix, les signaux sont réglés sur « refusé » pour les visiteurs de l’EEE.
  3. Une mise à jour au clic. Dès que le visiteur accepte ou refuse, le bandeau envoie le nouvel état aux balises, sans recharger la page.
  4. Des balises bien configurées. Dans Google Tag Manager (l’outil qui regroupe vos balises de suivi), chaque balise doit respecter les réglages de consentement.
  5. Un plan de suivi propre. Les événements mesurés (appel, formulaire, clic sur le téléphone) doivent être définis. Notre guide sur le plan de marquage GA4 explique la méthode.

Si une pièce manque, Google ne reçoit rien d’exploitable. C’est la cause la plus fréquente d’un suivi cassé après la pose d’un bandeau.

Le point que beaucoup oublient

Le bandeau peut s’afficher parfaitement à l’écran et ne rien transmettre à Google. Visuellement, tout paraît en ordre. Dans les faits, vos balises n’ont jamais été informées du choix du visiteur. D’où l’étape de vérification, indispensable.

Choix des cookies affiché mais le signal n'est pas transmis

Vérifier que ça marche : la méthode en 4 étapes

Google recommande Tag Assistant, un outil gratuit qui montre ce que vos balises font réellement sur votre site. Vous pouvez aussi consulter le récapitulatif des conversions dans Google Ads.

  1. Lancez une session Tag Assistant sur l’adresse de votre site.
  2. Contrôlez le chargement initial. Avant tout clic, le consentement par défaut doit être « refusé » pour l’EEE.
  3. Cliquez sur « Tout refuser », puis vérifiez que l’état envoyé aux balises reflète bien ce refus.
  4. Rechargez et acceptez. L’état doit passer à « accordé » pour les quatre signaux.

La documentation Google sur le débogage du mode Consentement précise ce qu’il faut contrôler : que le bon état par défaut soit défini avant le déclenchement des balises, et que la mise à jour intervienne au bon moment.

Refaites ce test après chaque refonte du site, changement de bandeau ou ajout d’une nouvelle balise. Un test à vingt minutes évite des semaines de données perdues.

Les erreurs qui coûtent des demandes de devis

Voici ce que nous rencontrons le plus souvent lors des audits de sites de PME.

  • Un bandeau installé sans lien avec les balises Google. Il s’affiche, mais ne transmet rien.
  • Un choix « Tout refuser » caché. Risque de contrôle et défiance des visiteurs.
  • Aucun lien « Gérer mes cookies » en bas de page. Le retrait du consentement n’est pas possible à tout moment.
  • Un formulaire de devis mesuré uniquement par cookie. Dès que le visiteur refuse, la conversion disparaît du rapport.
  • Un mode de base choisi par peur, sans mesurer ce que l’on perd en précision.
  • Aucune vérification après la mise en ligne.

La plupart se corrigent en une demi-journée de travail quand on sait où regarder.

Le point de vue de Branderizing

Nous voyons le mode Consentement v2 comme un sujet de rentabilité avant d’être un sujet de conformité. Les deux vont ensemble, mais l’ordre compte pour un chef d’entreprise : si vos données de conversion sont fausses, vous pilotez vos budgets Google Ads sur de mauvais chiffres.

Notre approche est de traiter l’écosystème en entier : site, SEO, campagnes, suivi des appels et des demandes. Le consentement est un maillon de cette chaîne. Un site rapide et bien référencé qui perd 30 % de ses conversions à cause d’un bandeau mal branché ne rend pas service à son propriétaire.

Trois principes guident notre travail sur ce sujet :

  • La transparence sur les métriques. Vous devez savoir ce qui est mesuré, ce qui est modélisé et ce qui est estimé.
  • Un suivi centré sur le business. Ce qui compte, c’est le nombre de demandes qualifiées et de chantiers signés, pas le nombre de clics.
  • Le juridique reste au juridique. Nous configurons la technique. La validation des mentions d’information et des finalités relève de votre conseil ou de votre DPO. La CNIL elle-même rappelle que la conformité ne se joue pas uniquement côté développeur.

Sur le plan commercial, nous nous engageons sur des résultats mesurables sous 90 jours, en nombre de demandes qualifiées et de conversions. Cet engagement n’a de sens que si la mesure est fiable. C’est pourquoi nous commençons toujours par vérifier le suivi.

— Aurélie

Pas de campagne Google Ads ? Vous êtes quand même concerné

Ne pensez pas que le sujet ne vous regarde pas parce que vous ne payez pas de publicité. Dès que votre site utilise Google Analytics, une balise Google ou un outil de mesure, le choix cookies du visiteur doit être respecté.

La réglementation française sur les cookies s’applique à votre site, avec ou sans campagne. Et si vous lancez Google Ads plus tard, un site déjà propre vous fera gagner du temps et des données.

À l’inverse, si vous démarrez, prévoyez le consentement dès le départ. Notre page sur Google Ads et les outils de performance montre comment s’articulent campagnes et mesure, et notre article sur l’importation de conversions hors ligne explique comment remonter à Google les devis signés par téléphone.

Un plan d’action pour votre entreprise

Voici une marche à suivre réaliste, sans mobiliser votre équipe pendant des semaines.

Cette semaine

  • Ouvrez votre site en navigation privée et regardez le bandeau. Le bouton « Tout refuser » est-il visible dès le premier écran ?
  • Cherchez un lien « Gérer mes cookies » en bas de page.
  • Demandez à votre webmaster quel outil de bandeau est installé et s’il est compatible avec le mode Consentement v2.

Ce mois-ci

  • Faites un test avec Tag Assistant, ou faites-le faire.
  • Choisissez entre mode de base et mode avancé avec la personne qui gère votre conformité.
  • Contrôlez dans Google Ads que vos conversions (appels, formulaires) remontent toujours.

Chaque trimestre

  • Comparez le nombre de demandes de devis reçues avec le nombre de conversions affichées.
  • Refaites le test après toute modification du site.

Si l’écart entre vos demandes réelles et vos conversions mesurées est important, le suivi mérite d’être revu avant d’augmenter votre budget.

Comment Branderizing peut vous aider

Nous sommes une agence SEO et Google Ads qui accompagne les TPE, PME et artisans du bâtiment et des services. Nous vérifions que votre site est bien trouvé, que vos campagnes sont correctement mesurées et que chaque appel ou demande de devis est rattaché à sa source.

La porte d’entrée est l’audit SEO gratuit : il passe en revue votre visibilité, votre site et le suivi de vos demandes. Vous pouvez en savoir plus sur notre page d’audit SEO, notre offre Google Ads ou nous contacter depuis branderizing.com.

FAQ

Le mode Consentement v2 est-il obligatoire ?

Google indique que les annonceurs qui reçoivent du trafic de l’Espace Économique Européen doivent s’y conformer pour continuer à utiliser la personnalisation publicitaire et la mesure. Sans lui, certaines fonctions de Google Ads sont limitées pour les visiteurs qui refusent les cookies. Ce n’est pas une loi en soi, mais une condition posée par Google, qui s’ajoute aux règles de la CNIL.

Suffit-il d’installer un bandeau de cookies ?

Non. Le bandeau doit aussi transmettre le choix du visiteur aux balises Google. Un bandeau visible mais mal relié donne l’illusion d’être en règle, alors que vos campagnes ne reçoivent aucun signal. Seul un test avec Tag Assistant le confirme.

Que se passe-t-il si un visiteur refuse les cookies ?

En mode avancé, vos balises envoient des signaux anonymes sans cookies et Google estime une partie des conversions manquantes par modélisation. En mode de base, aucune donnée ne part avant le consentement. Dans les deux cas, le refus doit être respecté et aussi simple à exprimer que l’acceptation.

La CNIL contrôle-t-elle vraiment les petites entreprises ?

Les règles sur les cookies s’appliquent à tous les sites, quelle que soit leur taille. La CNIL a déjà mis en demeure des organismes dont le bandeau ne permettait pas de refuser aussi facilement que d’accepter. Un bandeau conforme protège donc votre entreprise et la confiance de vos visiteurs.

Combien de temps faut-il pour se mettre en conformité ?

Tout dépend de votre bandeau actuel et de votre site. Quand l’outil est compatible, la configuration et le test se règlent en général en quelques heures. Si le bandeau doit être remplacé ou si le suivi est à reconstruire, comptez plus. Un audit permet de le savoir avant d’engager quoi que ce soit.

Sources

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